Pour proposer des formations dans le solaire, le photovoltaïque, le bois et les pompes à chaleur, le campus de Lardy, dans l’Essonne, s’est doté d’une plateforme « Energies renouvelables ».

Relever le défi de la croissance verte ? L’AFPA y est prête. Elle a d’ailleurs déjà commencé à le faire, comme le prouve l’inauguration en octobre dernier d’une plateforme « Energies renouvelables » sur son campus de Lardy (Essonne). Une nouvelle offre qui répond aux attentes du marché. «
L’ensemble de la filière bâtiment devra renouveler ses pratiques professionnelles pour remplir les objectifs du Grenelle », constate ainsi Emmanuel Maurel, Vice-président de la Région Ile-de-France chargé de la Formation professionnelle, de l’Apprentissage et de l’Alternance. En Ile-de-France, il existe un fort potentiel d’emplois dans le secteur de l’éco-construction à travers la rénovation énergétique du bâti dans les ouvrages fonctionnels, hôpitaux et écoles, les bâtiments publics et l’habitat collectif ». Persuadée qu’il n’y aura pas de métiers «verts » sans une offre de formation adaptée et de qualité, la Région a financé à hauteur de 380.000 € les équipements de cette plateforme innovante, auxquels se sont ajoutés les investissements de l’Etat pour un montant identique et ceux des entreprises partenaires du secteur. «
Ce projet apporte une réponse à l’immense besoin en qualification sur les emplois verts, qui sont les métiers de demain
», souligne Emmanuel Maurel.
Un choix d’implantation qui ne doit rien au hasard

Ce nouvel outil de formation, qui accueillera des demandeurs d’emploi, des salariés, des artisans et des chefs d’entreprise, est emblématique des ambitions de l’AFPA en Ile-de-France : être en veille sur l’évolution des besoins de formation et de professionnalisation sur le territoire, s’adapter aux attentes des entreprises locales et développer des dispositifs de formation lisibles et calibrés à hauteur des enjeux emploi-compétences. C’est dans cette optique que les formateurs du campus, qui ont vu leurs compétences techniques renforcées, ont été sensibilisés à la nécessaire « évolution culturelle » associée aux pratiques d’éco-construction, qu’il s’agisse des nouvelles organisations de production ou du décloisonnement des corps de métiers sur les chantiers. Quant au choix du campus du Lardy, il ne doit rien au hasard. Ce pôle régional Ile-de-France du génie thermique de l’AFPA, proposant des formations aux différents métiers du bâtiment, pourra ainsi offrir une sensibilisation au développement durable et à l’éco-construction à l’ensemble de ses stagiaires, soit environ 400 personnes par an.
Une offre de formation diversifiée
Compléter un parcours de formation ou favoriser une montée en compétences de professionnels, tel est le double objectif de la nouvelle offre de formation. Elle offre ainsi l’opportunité aux stagiaires préparant le titre professionnel d’Installateur thermique et sanitaire d’accéder, en six semaines, au Certificat complémentaire de spécialisation « Energies Renouvelables » afin d’être certifiés sur les compétences d’installation de systèmes utilisant les énergies renouvelables). De leur côté, les professionnels du bâtiment peuvent acquérir, grâce à des parcours de formation professionnalisants, de nouvelles compétences très ciblées. C’est le cas du cycle FEEBAT (Formation aux Economies d’Energie dans le Bâtiment), qui a pour objectif de systématiser la prise en compte de la dimension énergétique dans l’ensemble des travaux de rénovation des bâtiments, en les appuyant sur des technologies performantes et des solutions innovantes, et donne droit au label « Eco artisan ». Idem pour les formations QUALIT’ENR permettant à une entreprise d’obtenir l’appellation de QUALIT’ENR dans un ou plusieurs domaines, photovoltaïque, solaire et pompe à chaleur. Quant aux stages de perfectionnement techniques, destinés principalement aux salariés de petites entreprises, ils portent sur des thèmes comme la pose de panneaux, le dimensionnement des installations, l’isolation des murs, ou encore le raccordement d’une pompe à chaleur sur un système existant. En 2011, près de 600 stagiaires, salariés et demandeurs d’emploi sont attendus sur cette nouvelle plateforme.